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Leo Rutra

"Gravitation en folie douce majeure"

Cette semaine, immersion dans l'univers de

Leo Rutra

Bonjour Leo, ravie de t'accueillir ici,

peux-tu nous expliquer ta passion de l'écriture ?

 

J'ai toujours aimé les histoires. En général, celles qui finissent mal, où le lecteur (spectateur ou autre) est embarqué malgré lui dans une spirale qui l'entraîne vers les ténèbres. Ou celles qui te racontent un morceau de vie comme si c'était la vraie vie dont on serait, le temps de quelques pages, le témoin privilégié. 

 

 

J'ai toujours aimé les histoires et, depuis tout petit, je m'en raconte souvent. Il me suffit parfois d'un élément, d'un bout de conversation, d'un passage d'un livre, d'une scène d'un film, d'une anecdote ou je ne sais quoi d'autre pour que mon cerveau se mette à broder autour les contours d'une histoire.

 

Et si...

 

 

J'aime laisser mes personnages me trouver, me raconter leur vie. Puis je laisse le sort s'acharner sur eux et je regarde ce qui se passe. 

 

Ma qualité première est d'être sadique et mon pire défaut est d'être humain. Je n'ai pas de particularité "étrange" ? Je suis tout à fait normal, les gens étranges, ce sont les autres. 

 

 

J'aime découvrir ce que les gens font de pire, et ça me révolte en même temps que ça m'inspire. J'essaie de comprendre. À travers les mots, les histoires, les choix et les explications, j'essaie de toucher du doigt une certaine forme de vérité, tout en sachant qu'elle est illusoire.

 

A présent,découvrons son univers inquiétant à travers ses réponses au Jeu des 20 questions :

Ma devise : je n'en ai pas vraiment. Mais si je devais vraiment en trouver une, je dirais que tout n'est jamais aussi simple qu'il y paraît, surtout quand ça paraît complexe. 

 

Un seul détail et tout change, lequel ? La position d'une virgule ou d'un mot dans une phrase. 

 

La couleur qui teinte ma vie : je serais tenté de répondre le noir, puisque c'est la couleur qui caractérise le style de mes romans. Mais le gris serait sans doute plus juste, car tout n'est jamais vraiment noir (ni blanc). 

 

Le philosophe qui guide mes pas : je n'en ai pas vraiment, c'est sans doute pour ça que je tâtonne. 

 

À quelle époque aurais-je aimé vivre ? Plus tard, quand l'humanité aura réglé ses problèmes d'ego. Et ses dettes. Donc peut-être jamais.

 

L'odeur qui me fait chavirer : celle de la viande en train de griller. Ou du fromage fondu.

 

Le trait de caractère qui me fait fuir : le manque de responsabilité. Si tu fais, t'assumes, même si c'est dur. Voilà, en fait, une devise qui pourrait être la mienne.

 

Ce qui force mon admiration : le travail et l'accomplissement.

 

Ma manie inavouable : ahah, bien essayé ! Celle(s)-là, je l(es)'emporte dans ma tombe !

 

Le paysage qui m'émeut : la nature, sans trace de la dégradation humaine.

 

Le voyage que j'aimerais faire : dans le cosmos, vers une autre planète.

 

Ce qui me révolte : beaucoup de choses. L'injustice. Ceux qui vivent comme si les autres ne comptaient pas.

 

Ce qui me déstabilise : essayer de donner envie à un lecteur potentiel de lire une de mes histoires. Et, la gentillesse.

 

Ma source d'inspiration majeure : le comportement (souvent déviant) de mes congénères. Les théories "loufoques".

 

Mon décor idéal d'écriture : Un bureau. Un ordi. Un chat endormi sur les genoux.

 

Ma plus étonnante rencontre : Stéphen King. Je vous arrête tout de suite, je ne l'ai jamais rencontré physiquement (pas encore en tout cas, sait-on jamais). Mais j'ai rencontré ses histoires et elles m'ont donné envie de lire et d'écrire. À travers ses textes, il m'a appris que les histoires ont un pouvoir, pouvoir que j'essaie maintenant d'utiliser à mon tour.

 

Mon style d'écriture : c'est dur de parler de son style d'écriture. Je dirais que j'essaie d'écrire simplement, de trouver et d'employer les mots justes pour faire vivre mes personnages et, donc, rendre mes histoires vivantes.

 

Si je pouvais changer une chose dans ce monde : (j'ai l'impression d'être une candidate de Miss France) si je pouvais changer une chose dans ce monde... hum.... j'hésite entre deux (après avoir fait un peu de tri) : j'aimerais que chacun vive en gardant en tête que nous faisons tous partie de la même équipe, de la même planète et qu'en nous entraidant et en prenant soin les uns les autres (et j'inclus toute forme de vie là-dedans) nous y gagnerions tous (utopie). Ou, alors, l'extermination unilatérale de l'espèce humaine.

 

Un mot magique : euh... abracadabra ?

 

Ce que je souhaite véhiculer à travers mes écrits : dans un premier temps, je veux écrire des histoires que les gens prennent du plaisir (parfois pervers) à lire. Ensuite, si j'arrive à leur faire voir une situation sous un autre angle, à leur faire comprendre et accepter un autre point de vue que le leur, je serais très content. Dans l'idéal, je voudrais changer le monde pour le meilleur, évidemment (c'est pour ça que j'écris des histoires noires).

 

Vous avez aimé cette interview et souhaitez lire les romans de Leo rutra ?

Retrouvez-le ici !

 

Bon dimanche à tous et à la semaine prochaine...

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