"A tous ceux qui traversent une zone de turbulences..."

sacha stellie; nouvelle, il y a des jours comme ça, roman; feel good;
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Il y a des jours comme ça…
Ça a commencé avec le réveil qu’il n’a pas entendu. Son chargeur ensuite est demeuré introuvable. Son fils certainement. Puis sa fille lui a braillé dessus parce qu’à cause de lui, elle allait une fois de plus être en retard. Sa femme en a rajouté une couche, on ne peut décidemment jamais compter sur lui. Jamais !
Il a serré les dents, se les est lavées, a enfilé un costard, pris son pc et un café, puis est parti. Qu’ils se démerdent !
Il s’est cogné une heure trente d’embouteillages jusqu’à la gare du nord, a chopé son train in extremis pour cette réunion décisive qui se tenait à Lille. Une vieille rombière s’était octroyé sa place, côté fenêtre, sens de la marche. Malgré ses protestations, elle l’a copieusement envoyé balader. Un môme a braillé pendant tout le trajet, juste derrière lui et il a subi la musique insupportable de son voisin qui empestait la sueur et le shit.
A l’arrivée, pas de taxi, pas de Uber disponible, plus de voiture de loc. Un mouvement de grève de l’ensemble du réseau Transpole s’était ajouté aux manifestations récurrentes actuelles. Il a pris un tram, deux bus et a marché un bon kilomètre sous la pluie pour arriver dans la ZAC où il avait rendez-vous. Lui ! Lui qui ne supporte pas les transports en commun.
« Ah, mais monsieur Vanhoek n’est pas là aujourd’hui » s’est-il entendu répondre par la fille de l’accueil maquillée comme un trente-huit tonnes dérobé. « On ne vous a pas prévenu ? »
Il a eu envie de l’étrangler. Non, pauvre gourde. Il ne se serait pas cogné tout ce trajet sinon ! Il a ravalé sa hargne et a fait le chemin inverse.
Là, il s’est offert une trêve. Une brasserie à la chaleur bruyante dont la vieille ville regorge où une cassolette de moules-frites et deux pintes de blanche ont épongé sa rage. Ensuite, il a laissé ses Richelieu humides errer sur les pavés, sous un crachin poisseux. Ce soir, il se prendrait un bon whisky devant une bonne série, bien au chaud.
A seize heures, il a regagné la gare. Une agitation anormale et une cacophonie presque inquiétante régnait dans le hall. Il n’a pas mis très longtemps à comprendre. Une fois encore, les manifestations avaient dégénéré. Une poignée de revendicateurs s’en étaient pris aux caténaires paralysant la plupart des destinations.

C’est là que ça a dérapé.

Il était là au milieu de la foule à chercher comment il allait bien pouvoir rentrer quand son téléphone a vibré. Il a ouvert le message, c’était sa femme.
« N’oublie pas ta fille à la musique 19h. J’ai sorti un poulet + machine à étendre stp. Bisou. Je serai là à 21h. »
En vérité, il n’a pas lu jusqu’au bout. Au mot musique, déjà, sa main est retombée le long de sa cuisse et ses yeux se sont envolés vers le ciel. Une épaisse chaleur désagréable a colonisé ses avant-bras et sa bouche s’est asséchée. Il a observé un jeune couple se retrouver à quelques mètres de lui. Elle, avait des cheveux jaunes mal peignés et tenait un corniaud affreux en manteau bleu au bout d’une laisse. Lui, tout maigrichon, portait un pantalon moutarde grotesque qui laissait entrevoir des chaussettes de tennis blanches. Ils s’embrassaient à pleine bouche, avec maladresse, les bras ballants et les fesses en arrière.
Bon sang, ce qu’ils avaient l’air heureux.
Sa gorge s’est mise à lui faire mal, mal… Un mal de chien. Il a eu une irrésistible envie de chialer.

Mais qu’est-ce qu’il s’était donc passé ?
A quel moment tout avait déraillé dans sa vie ?

Il se revoit, la mine fière, entre son père et sa mère. Ses sœurs aînées courent sur la plage. Il fait beau, c’est l’été et le monde lui appartient.
Qu’est devenu ce garçon solide, gorgé de certitudes, un avenir tapis rouge devant lui ? Qui est-il aujourd’hui ? Qui est cet homme aux tempes grisonnantes et au ventre arrondi perdu au milieu de ce brouhaha ?
Son téléphone vibre à nouveau dans sa paume. Il ne le regarde même pas et le range dans sa poche de caban. Il n’a pas envie de parler. A personne. Un courant d’air glacial s’engouffre dans le hall et fait virevolter les chevelures agacées. De l’air… Un peu d’air. Les voyageurs se recroquevillent, rajustent leurs manteaux, remontent leurs écharpes, mettent leurs mains à l’abri. Lui, étrangement, ne ressent pas ce froid. Il ne ressent rien d’ailleurs. Ni froid, ni inquiétude, ni colère. Seulement un vide béant.

Depuis quand n’a-t-il pas souri ?
 
Il y a eu la mort de son père, il y a trois ans, c’est vrai… Cette variation d’équilibre, ce chambardement de repères. Et même si c’est dans l’ordre des choses comme disent les psys, on n’est jamais réellement préparé à perdre l’un de ses parents. Ce jour-là, même s’il était déjà adulte depuis longtemps, il a vraiment cessé d’être un enfant.
Il se souvient du jour de la naissance de son fils. Ce minuscule bout d’être humain. Ses cheveux à peine visibles et ses cils immenses. La fierté qu’il a ressentie… Une bouffée d’amour d’une violence incompréhensible, un sentiment bulldozer à la puissance inégalable, à la lisière d’anéantir tout jugement.
Un sourire de chagrin vient lui tordre la bouche. Il se sent si fatigué soudain. Il va s’asseoir, c’est mieux. Il repère un banc triplace aux accoudoirs anti-SDF et y jette son dévolu. Ses épaules portent le poids du monde.
Un homme le bouscule.
—    S’cusez moi, m’ssieur, z’auriez pas une ch’tite pièce pour manger ?
Dans ce regard, il peut lire autant de désespérance que dans le sien. En plus chancelant, plus alcoolisé. Ça ne devrait pas, mais ça le rassure. Il porte sa main à sa poche et sort toute la monnaie qui s’y trouve. Le réconfort à un prix, non ? Tout a toujours un prix.

La première fois qu’il a vu sa femme, elle n’avait pas vingt ans. Son cœur s’était arrêté tellement il l’avait trouvée belle. Non, pas belle, plus que ça. Faite pour lui. Elancée, sportive, un sourire radieux et sincère et avec ce soupçon de timidité qui rend effroyablement sexy.
—    C’est qui ? avait-il demandé à son collègue.
—    Elle ? Laisse tomber, elle est intouchable. C’est la belle-fille du patron.
Intouchable ? Certainement le seul mot à ne pas lui dire… Il lui a fait son numéro de charme, bien rôdé, et dans la semaine, c’était plié, elle était raide dingue de lui. Quelle suffisance, quand il y pense ! Oui mais… Tel est pris, l’arroseur arrosé… Il fallait bien que ça lui arrive un jour ou l’autre. Le séducteur était tombé amoureux. Cette façon qu’elle avait de gigoter en parlant, son petit nez fin, adorable, son âme tout ébréchée, son humanité déstabilisante, sa force de vie, sa révolte contre l’injustice… Il la trouvait irrésistible.
 
Et pourtant…
 
Huit années qu’il lui a fallu pour l’admettre. Huit années avant de rendre les armes et d’ôter son armure. Huit années de jeu de chat et de souris, de cours après-moi que je t’attrape, de fuis-moi je te suis… De rendez-vous illégitimes, à la dérobée, sur des parkings, dans des hôtels, printemps, été, automne, hiver… Quand il y pense, le risque qu’il a pris ! Dix ans, cette année, qu’ils sont mariés. Deux enfants, une belle baraque, deux jolies carrières, des amis, des vacances, des projets de nouvelle terrasse, nouvelle salle de bain, nouvelle voiture…
Oui mais…
Vus de l’intérieur...

Il fumerait bien une clope. Il ouvre le paquet, c’est la dernière. Il l’allume avec lenteur. C’est bon, ça fait du bien. Ça réchauffe la gorge et apaise l’esprit, c’est ce que disait son père. Il n’avait pas tort son père…
—     Il est interdit de fumer dans l’enceinte de la gare, monsieur.
C’est un mec en violet, avec un képi ridicule, la mine rougeaude et des yeux de brochet qui vient de le réprimander comme un gamin.
Il tire une nouvelle bouffée, profonde et interminable, avant de répondre.
—    En fait, vous avez décidé de tous me faire chier aujourd’hui, c’est ça ?
Le contrôleur hausse les épaules et tourne les talons.

Non mais sérieusement… On ne peut pas lui foutre la paix cinq minutes dans cette épouvantable journée ?
Il en était où ? Ah oui, sa femme… Un mois qu’il dort dans la chambre d’amis et qu’elle fait comme si de rien n’était.  Un mois qu’il rumine, qu’il est odieux, distant, pour ne pas dire absent. Et qu’elle continue à se montrer douce.
Mais où trouve-t-elle la force, elle ?
Lui, il n’en a plus. Plus aucune.
Ces deux dernières années lui ont tout volé. Tout. Ruiné sa belle assurance, mis à mal ses valeurs familiales, détruit toute sa joie de vivre. Comment ça a commencé ? Pour des histoires d’inattentions, il lui semble, de diagnostic médical. « Hyperactif et précoce » qu’on leur a dit… Ça expliquait, c’est vrai. Ça rassurait presque. Enfin des mots concrets étaient apposés sur le comportement compliqué de leur fils. Alors, en étroite collaboration avec les professionnels, ils ont mis en place des mesures pour que les choses s’arrangent. Et dès lors, elles n’ont fait qu’empirer. Pouvaient-ils raisonnablement placer leur enfant de douze ans dans un pensionnat à deux cents kilomètres de chez eux, aussi adapté fut-il ? Ce qu’il regrettait aujourd’hui…
Après ? L’escalade. Toujours plus de rébellion, toujours plus d’insultes, de désobéissance, de mal-être, de fugues, de violence… Jusqu’à l’irréparable : les coups.

Bien sûr qu’il n’aurait pas dû. Bien sûr…

Contre sa poitrine, à nouveau, les vibrations de son téléphone. Ce téléphone qu’il déteste. Qui l’asservit. Qui le coince, l’oppresse.
Il ne se reconnait plus. Plus du tout. A l’homme si sociable, à la belle gueule incontestable, responsable, travailleur, courageux, serviable, généreux, rieur, lui a succédé cet autre qu’il ne connait pas. Un personnage renfermé, mutique, sombre, suffisant. Qu’il hait. C’est difficile de cohabiter avec un inconnu dans son propre corps.

Et puis sa fille… Sa fille qui, chaque jour, devient un peu plus femme, toujours dans le camp de sa mère. La même démarche, les mêmes intonations, les mêmes manies, la même passion, les mêmes reproches.

Ça y est, sa gorge se remet à se serrer. Cette fois, un sanglot vient lui secouer la poitrine.
Il se sent trahi. Minable, gros, moche, inutile, déprécié, rejeté. Seul. Il se sent si seul.

Il lui en veut à sa femme. Il lui en veut terriblement. C’est de sa faute s’ils en sont là. Si leur fils est depuis un mois dans un foyer d’urgence. Placement judiciaire a statué le juge. Pour la protection de l’enfant. Comme si c’était un monstre. A tous les entendre, c’est lui le méchant. Ont-ils la moindre idée de ce que c’est d’avoir à supporter chaque jour, chaque heure, des scènes et des cris, des mots orduriers à la limite du soutenable, des menaces, des provocations permanentes ? Sous son toit. Devant sa femme et sa fille. Encaisser, supporter, endurer, sans broncher. Garder son calme. Ne pas répondre. Temporiser.

Non, il n’aurait pas dû, mais il n’a pas pu.

Quand il songe à son père, ça l’enfonce encore d’avantage. Il aurait honte de lui. Ne pas réussir à faire régner l’ordre au sein de son propre foyer. Ne pas savoir se faire respecter. Ne pas parvenir à empêcher sa femme de le contredire… Il doit se retourner dans sa tombe.
Oui, pour ça, il lui en veut terriblement.
Il se sent amputé dans sa virilité, sans place, sans rôle, sauf celui du bourreau. L’empêcheur de tourner en rond. L’élément nuisible, mauvais, néfaste.
Oui, tout est de sa faute ! Si elle était allée dans le même sens que lui, tout ça n’aurait pas eu lieu. Toute cette ignominie, cette descente aux enfers. Au lieu de se serrer les coudes comme font les familles unies, elle s’est désolidarisée. Elle ne l’a ni défendu, ni soutenu, elle l’a contredit. Et s’est tournée vers ces autres, tous ces autres qu’il ne supporte plus. Ces psys tous plus incompétents les uns que les autres à qui il faut sans cesse déballer leur vie, ces services sociaux incapables à qui il faut exposer et exposer encore les faits… Et puis le reste du monde. Tout le reste du monde. Son père, ses amis, leurs amis, leurs voisins, ses collègues, leur femme de ménage, les profs, les éducs, la boulangère, la cousine de la voisine de la boulangère… Il la déteste pour cela. D’avoir déballé leurs problèmes à tous. De les avoir trainés tous les quatre sur la place publique, salis, trahis.
Il la déteste.

Il la déteste et pourtant il la jalouse.
Elle, elle est parvenue à préserver des liens forts avec leurs deux enfants. Malgré les insultes, malgré les trahisons, malgré les déceptions et même malgré les violences. Une mère, on peut la rouer de coups, ça pardonne tout. C’est inscrit dans son code génétique, c’est au-delà du décisionnel, c’est animal. Lui, son fils le traite de gros porc et sa fille refuse à présent de rester seule avec lui.
Il l’envie sa femme parce qu’elle est entourée. Il y a toujours une bonne âme qui rode quelque part pour faire sonner sa saloperie de téléphone auquel elle reste constamment vissée. Lui, il ne se confie jamais. A personne.
Elle l’agace à trouver l’énergie de continuer à inviter des gens, à aller au yoga, à partir en week-end, à gérer les démarches administratives, le ménage, les courses, la cuisine. Même le fait qu’elle parvienne encore à rire malgré la conjoncture l’insupporte. Tout l’insupporte en réalité. Il n’accueille plus rien venant d’elle. C’est le chagrin qui l’a précipité dans ce rejet permanent. Il ne lui adresse plus la parole que sur un ton volontairement méprisant. La rabaisser l’apaise. Qu’elle paye, elle aussi.
Il refuse d’être le seul à porter toutes les responsabilités. Le seul à aller aux interrogatoires, à supporter les regards suspects des pompiers, des flics, assistances sociales, du juge… Il refuse d’endosser tous les torts.
Si seulement elle ne l’avait pas contredit…
Pire, elle l’a dénoncé. Elle le nie, mais il en est certain. Aurait-il fait la même chose à sa place ? Si ça avait été elle qui avait envoyé leur fils à l’hôpital, l’aurait-il lui aussi balancée ? Aurait-il protégé son fils ou couvert sa femme ? Qui aurait-il choisi ?
Sa colère envahit tout le hall de la gare à présent désert. Il regarde sa montre, il est 19h.
Il le sait, il ne rentrera pas. Pas ce soir.
Et elle ne s’en inquiétera même pas. Non pas parce qu’elle s’en moque mais parce qu’elle est habituée à ses désertions. Ça aussi, ça le met hors de lui, cette capacité d’adaptation dont elle fait preuve à chaque nouvelle situation. Elle dit que c’est parce qu’elle n’a pas eu d’autre choix. Que sinon, elle serait morte de chagrin. Que rire et voir le verre à moitié plein sont parfois les seules armes capables de combattre l’insoutenable. C’est peut-être pour cela qu’elle supporte mieux la situation que lui. Elle sait la violence, elles sont même très intimes, elle a grandi avec.
Il est en colère, parce que c’est un monumental gâchis. Ils avaient tout pour être heureux. Tout. Et que leur reste-il aujourd’hui ? Des murs à près d’un million d’euros dans la banlieue la plus chic de Paris ?
Il est en colère parce qu’il a mal. Parce que l’amour est là encore, au fond, tout au fond, sous les cendres et les ordures. Parce que c’est sa femme et qu’il n’en souhaite pas d’autre. Parce que même si elle le rend fou furieux, il aime profondément qui elle est. Il aime ses réflexions pertinentes, son sens de la répartie, sa douceur, sa bienveillance sur le monde et sa détermination. Il aime sa moue boudeuse au réveil, ses cheveux plein d’épis, ses maniaqueries ménagères, son amour démesuré pour les animaux. Même ses ongles qu’elle ne peut s’empêcher de ronger d’angoisse, il les aime.

Un goût de sel vient noyer sa bouche. Il a froid soudain. Il va quitter cet endroit glaciaire et aller se mettre au chaud. Il pense à son fauteuil club en cuir, à la chaleur de sa maison, à ses bruits familiers et soudain une violente bouffée d’angoisse lui tord les entrailles.
Non.  Il ne veut plus de tout ça. Plus de cette vie bataille. C’est trop tard de toute façon, ils sont allés trop loin. Alors, où aller ?

—    Bonsoir monsieur, il n’y a toujours aucun train ?
—    Si, la ligne pour Ostende vient d’être dégagée.

C’est bien Ostende, il ne connait pas…

—    Chéri ? entend-il une voix au loin.
—    Hein… Que… Quoi ? sursaute-t-il en nage.
—    Tu vas rater ton train… Allez, dépêche-toi, je t’ai fait une orange pressée, se relève-t-elle.
Il la regarde inspecter la chambre dans laquelle il s’est installé depuis maintenant cinq semaines.
—    Eh, ben… Une vraie chambre d’ado ! On n’avait pas dit qu’on ne mangeait pas à l’étage ? commente-t-elle avec taquinerie.
Il lui serait si facile à elle aussi de se laisser aller à la rancune… Elle ne s’autorise pas même cette légitimité. Il la trouve tellement admirable dans son grand pull gris clair… Une lame rouillée et mal aiguisée vient lui transpercer le cœur.
—    On va pas se séparer, hein ? lâche-t-il dans un timbre à la désespérance cruelle. Une lourde larme s’échappe de son regard vulnérable et roule sur sa joue avec gravité.
—    Certainement pas ! essaie-t-elle de chasser d’un haussement d’épaule la horde d’émotions que cette simple question a provoqué en elle. Huit ans, je te rappelle, que je me suis battue pour t’avoir ! C’est pas deux trois petits soucis de rien du tout qui vont me faire capituler ! C’est mal me connaître… lui sourit-elle avec tendresse malgré le flot de sanglots qui déjà a fait dérailler sa voix. 


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